À la rencontre des auteurs que l'on aime et aussi de ceux que l'on va découvrir

« La lecture est une amitié » se plaisait à dire l'écrivain français Marcel Proust qui nous a d'ailleurs laissé de nombreux amis à travers la richesse de son oeuvre. Et oui, la bonne nouvelle du mois de novembre c'est le Salon du livre de Montréal, qui se tiendra du 16 au 21 novembre à la Place Bonaventure.
Sous-titré cette année « Le livre, machine à voyager dans le temps », ce rendez-vous annuel des amoureux de bouquins est l'incontournable manifestation culturelle qui permet notamment de partir à la rencontre des auteurs que l'on aime mais aussi de ceux qu'on va découvrir. Avec cette thématique que Jules Verne aurait sûrement appréciée, le salon invite les visiteurs à changer d'époque, à découvrir les auteurs qui ont traversé les siècles et à s'embarquer dans l'Aventure littéraire qui est une aventure tout court.
Sous la présidence de Georges-Hébert Germain, le Salon accueillera neuf écrivains mis à l'honneur. Du côté des Québécois on attend notamment Claude Beausoleil, qui peut s'enorgueillir d'être le premier à occuper la fonction de « Poète de la cité de Montréal », Martin Michaud, auteur de thriller à succès ou bien l'auteure jeunesse Élaine Turgeon. Venus d’outre-Atlantique, on attend la britannique Marina Lewycka, les français Gérard Moncomble, et l'écrivain et journaliste Jean Rolin, observateur d’un monde qu’il aime parcourir à pied.
Six jours pour plonger dans le salon, visiter l'un des 950 stands et participer à une kyrielle d'activités autour du livre comme des tables rondes, une exposition sur la Révolution Tranquille, ou pour les plus petits « L'heure du conte en pyjama » pendant laquelle les futurs lecteurs écouteront les histoires de Louise Gay, Gérard Moncomble, Renée Robitaille et Gilles Tibo. Conseil: ne pas oublier le doudou. D'ailleurs si vous voulez laisser la prunelle de vos yeux sous surveillance afin de parcourir le salon de façon plus sereine, il existe un service de garderie (3,50 $ / heure par enfant) et même une halte poussette équipée de tables à langer, de fours à micro-ondes et d’une aire de jeu. Dans ces conditions, avoir des enfants en bas-âge n'est plus vraiment une excuse pour ne pas aller au salon....
Mais l'écriture est aussi un acte de résistance et d'engagement, ce que soulignera
« Livres comme l’Air » le 18 novembre, une manifestation et journée de solidarité des écrivains d’ici envers leurs pairs incarcérés pour délit d’opinions dans plus de 35 pays.
Le coût d’entrée est de 8 $ (6 $ via le site Internet), gratuit pour les moins de 12 ans accompagnés d’un parent. Pour les boulimiques de lecture il existe un passeport à 12 $ valable pour les 6 jours du Salon. Enfin, on appréciera le tarif spécial 2 pour 1 les mercredi 16 et jeudi 17 novembre entre 17h et 19h.
Cet article a commencé par une citation et il se termine de même avec cette très belle réflexion du président d'honneur Georges-Hébert Germain: « En ouvrant un livre, le lecteur part à la rencontre de l’auteur. Il va bientôt prendre sa place et achever le travail que celui-ci a commencé. La lecture est une aventure au bout de laquelle c’est toujours soi-même qu’on découvre. »